Réseau Éducation-Médias
AccueilQui sommes-nous ?AdhésionCommanditairesGalerie de pressePour nous contacterEnglish
Ressources en éducation aux médias et à Internet
Pour les enseignants Pour les parents

Actualités
Enjeux des médias
Rapports d'études
Jeux éducatifs
Projets spéciaux
Catalogue des ressources

Documents à imprimer
Plan du site
Aide



Vous avez sélectionné
document(s)
pour imprimer
Réviser la liste

 

Récupération de noms et symboles autochtones dans les sports
« En tant qu'intervenants en santé mentale, nous sommes d'avis que l'utilisation d'images ou vocables amérindiens comme mascottes, symboles, caricatures ou surnoms par des équipes de sports professionnels, compagnies et autres organismes non-autochtones est dommageable au sentiment identitaire, à l'image de soi et à l'estime de soi de notre peuple.»
American Indian Mental Health
Association of Minnesota, 1992

Montre à l'effigie du Chef WahooLongtemps source de disputes, l'utilisation par les ligues majeures de sports nord-américaines de mascottes, de noms et d'images d'origine autochtone continue à attirer l'attention. Les Braves d'Atlanta et leur danse du tomahawk, les Indiens de Cleveland et leur chef Wahoo à l'éternel sourire, tout comme les Eskimos d'Edmonton, continuent à démontrer la même tendance à dépersonnaliser les peuples autochtones. Tendance imitée à travers le continent par des centaines, sinon des milliers, d'équipes d'établissements secondaires ou collégiaux. La dernière décennie a vu quelques progrès, mais l'usage de symboles autochtones est encore largement répandu.

La plupart des équipes de sport portent le nom d'objets inanimés (Maple Leafs, Red Sox ou Flames), d'animaux (Grizzlies, Blue Jays ou Tiger Cats) ou de groupes d'individus historiquement connus (Canucks, Argonauts ou Pirates). Les peuples autochtones sont la seule minorité ethnique à être ainsi « honorée ».

« Quel que soit le sport concerné, si une équipe des ligues majeures décidait d'adopter un nom tiré d'une autre culture ou d'un groupe ethnique différent, elle aurait droit à une réponse indignée du public, fait remarquer le dramaturge canadien, Drew Hayden Taylor, de la tribu des Ojibway. Des noms comme les Haïtiens de Montréal, les Juifs de Toronto, les Sikhs de Vancouver ou les WASPs de Winnipeg seraient rejetés immédiatement et à juste titre. Les autochtones sont seuls à ne pas jouir de la même considération. »

Les mascottes et autres images associées à de grandes équipes de sports connues et visibles ne sont pas « inoffensives », comme le prétendent certains. Elles traitent les autochtones en objets et leur confèrent un caractère d'irréalité. Cornel Pewewardy, professeur en sciences de l'éducation à l'Université du Kansas, pense que tout ce bazar de tomahawks, plumes, peintures de guerre ou tambours autochtones utilisés dans les stades est une moquerie et une désacralisation d'authentiques valeurs spirituelles et religieuses.

C'est la même chose que si une foule de supporters utilisaient des images de saints comme mascottes ou faisaient, habillés de vêtements sacerdotaux, la « danse du crucifix » dans les estrades.

Source : Cornel D. Pewewardy, The Deculturalization of Indigenous Mascots in U.S. Sports Culture
Il fait remarquer que « les Premières Nations n'auraient jamais associé les rites sacrés du passage au statut de guerrier à l'excitation vulgaire de la foule, à une pause de divertissement entre deux périodes de jeu ou aux trémoussements des meneuses de claques ». Aussi courante soit-elle, cette utilisation de la symbolique autochtone fait montre d'une grande insensibilité culturelle, parce qu'elle ne reflète aucune connaissance, ni intérêt pour les traditions, la culture ou l'histoire des Premières Nations.

Il est facile d'accorder peu d'importance à ces symboles, souvent devenus aussi invisibles que l'air qu'on respire, mais ils font partie d'une réalité sous-tendue par la conviction inconsciente qu'entretient la culture dominante de sa propre supériorité. Cornel Pewewardy appelle cela du « racisme affleurant », un racisme qui accepte inconsciemment les normes et les privilèges de la classe blanche dominante.

 

 
REPRÉSENTATION DES GROUPES SUIVANTS DANS LES MÉDIAS :
 
 
 
 
 
 


 
Récupération de noms et symboles autochtones dans les sports professionnels  

En haut

© 2008 Réseau Éducation-Médias