Depuis le début des années 80, un nouveau type de divertissement est apparu à la télévision : le vidéoclip. Il est vite devenu très prisé des adolescents. Une étude réalisée par le Conseil du statut de la femme a révélé qu'une minorité de jeunes seulement ne regardaient pas les clips (8 sur 281).
Une sensibilisation nécessaire
À la suite de cette étude, le ministère de l'Éducation du Québec a jugé nécessaire de produire un document sur la violence et le sexisme dans les vidéoclips pour développer la pensée critique des jeunes face à ce nouveau média. Les auteurs de ce document affirment qu'« à travers ce défilé rapide d'images par seconde, nous enregistrons également des modèles de comportements et d'attitudes qui s'avèrent parfois nobles et enviables, certainement, mais qui, hélas, sont très souvent stéréotypés et idéalisés ».
Art ou consommation d'images ?
Toujours selon les auteurs,
« la rapidité avec laquelle les images défilent n'incite pas à la réflexion mais bien plutôt à la consommation. Puisque la majorité des adeptes des vidéoclips ont entre 9 et 13 ans, il importe de développer leur esprit critique à l'égard des messages sexistes et violents auxquels elles et ils sont exposés ».