Introduction
Cette activité permet aux élèves de prendre conscience des pressions qu'ils subissent pour être conformes aux critères de beauté (particulièrement à cette époque qui privilégie les gens minces) et des préjugés qu'entretient la société face aux gens obèses. Cet exercice vise également à aider l'élève à reconnaître les pressions engendrées par les médias, à poser un regard critique sur ces pressions et à comprendre comment elles sont liées aux diètes et aux préjugés envers l'obésité.
Préalable
Il est important que les élèves prennent conscience qu'à travers l'histoire de l'humanité, différentes civilisations ont eu des critères de beauté différents. Avant le 20e siècle, les Européens et les Nord-Américains préféraient les femmes plus grosses parce qu'elles paraissaient plus fortes et plus en santé. Pour des raisons spécifiques à chaque culture, les qualificatifs gros, grand, mince, petit, foncé, pâle, vieux, jeune, etc. ont tour à tour été privilégiés à différentes périodes de l'histoire.
Aujourd'hui, nous vivons dans une société où la minceur est parmi les traits les plus appréciés, où la plupart des gens désirent être minces (incluant 80 % des enfants de 11 ans) et où la plupart des gens n'aiment pas les gens obèses. En effet, dès l'âge de six ans, beaucoup d'enfants ont appris à associer l'obésité à la laideur, à la paresse, au manque d'intelligence, etc. Des photos et des images montrant des modèles de beauté provenant de cultures et d'époques différentes permettent de montrer comment les idéaux sont construits par la société. (Par exemple, des photos de femmes de l'époque victorienne peuvent être utilisées pour démontrer la popularité des corps bien en chair. Des images des pieds repliés des Chinoises peuvent illustrer un des critères important de beauté au temps de la Chine impériale.)
La nécessité d'être mince
Une étude sur les femmes qui ont posé dans la revue Playboy et sur les candidates du concours de beauté Miss America a démontré que le poids et les mensurations de ces femmes ont progressivement diminué entre 1959 et 1979. Durant ces mêmes années, on a noté, par contre, un accroissement du poids moyen des femmes de la population générale, particulièrement au début de l'adolescence. Ainsi, la réalité s'est progressivement démarquée de l'idéal. Il suffit de jeter un coup d'oeil sur une revue de mode d'aujourd'hui pour s'en rendre compte.
Afin de répondre aux critère de minceur, plusieurs femmes ont recours aux diètes. Constamment, on suggère aux femmes de suivre des régimes et on leur enseigne à se sentir coupables de manger. Par exemple dans les magazines féminins, le nombre d'articles sur les diètes est important. La santé n'est pas le premier but visé par les séances d'exercices et les régimes amaigrissants. La beauté est beaucoup plus importante, la santé n'étant qu'un outil de plus pour l'atteindre. Les publicités, les films et les émissions de télévision mettent encore plus d'emphase sur la nécessité d'être mince afin de vendre leurs produits. En engageant des femmes plus minces pour annoncer leurs produits et pour jouer des personnages prestigieux, on s'assure de créer un lien entre la minceur, l'argent, le succès et le bonheur. L'utilisation de femmes obèses dans les publicités de régimes amaigrissants de type « avant-après » tend à créer des stéréotypes. Lorsque des femmes bien portantes jouent des personnages pauvres ou malades, le mythe qui veut que les gens obèses soient pauvres, paresseux, malades et malheureux est renforcé.
Source : Adapté avec la permission de Teacher's Resource Kit: A Teacher's Lesson Plan Kit for Prevention of Eating Disorders. National Eating Disorder Information Centre.