Quand les premiers chercheurs se sont intéressés à l'impact de la violence télévisuelle sur les jeunes publics il y a une vingtaine d'années, ils ont d'abord dû définir ce qu'ils allaient considérer comme étant des attitudes ou des actes violents.
Actuellement et de manière générale, on utilise la définition de Gerbner qui dit que « tout acte explicite de force destiné à blesser ou à tuer, ou l'expression de toute menace sérieuse de blessure ou de mort à l'endroit d'un personnage » doit être considéré comme étant de la violence.
D'autres chercheurs incluent dans leur définition des aspects tels que la gratuité de l'acte, la présentation de la violence, l'intensité de la présentation, la description des souffrances de la victime et l'intensité de la description des souffrances de la victime. Pour certains, il faudrait également ajouter le vol et la fraude au nombre des actes de violence.
Mais avec le temps et les nombreuses études sur la violence dans la société, on s'est aperçu que limiter la définition de la violence aux seules agressions physiques était une erreur. C'est ainsi que graduellement le concept de violence psychologique est apparu.
La récente étude intitulée La violence à la télévision canadienne, 1993-1998 du Centre d'étude sur les médias, la définit comme étant « tout acte visant à porter atteinte à l'intégrité psychologique ou morale de l'individu ou à provoquer chez ce dernier un état psychologique indésirable comme l'angoisse, la peur, l'humiliation, la dévalorisation, le rejet (retrait d'amour), l'atteinte à la réputation, la dérision, la culpabilité, tous états qui sont générateurs d'une souffrance qui ne se manifeste pas au plan physique. »